Affiche © Catch Me If You Can

L’e-commerçant face aux fraudeurs

La semaine dernière, j’ai passé 2h au commissariat. Vous imaginez ma joie… Non non, je ne vais pas vous parler de ma vie privée (rassurez-vous), mais plutôt de fraude ! Vous savez, celle avec laquelle on traumatise madame Michu au JT de 13H (voire de 20H) en oubliant de lui préciser que la seule bonne poire (c’est drôle ça…), c’est l’e-commerçant au final.

Jean-Pierre Pernaut © Voici
Alors, c’est ça les Internet…

Ces fameuses commandes réglées avec des numéros de cartes volées (ou non d’ailleurs ! Il y a aussi des filous) et expédiées rapidement, par votre merveilleux service logistique, au quidam qui est ravi d’être passé aux travers des contrôles et autres scoring.

Jusqu’à présent chez Pomm’Poire (c’est pour ça que c’était drôle, ça y est, ça percute ?), nous n’avons jamais porté plainte. Il faut dire que nos contrôles manuels nous permettent de limiter la casse. Mais là, faut arrêter de nous prendre pour des abrutis… Après 2 fraudes (de 2 clients différents) avérées avec livraison au même point relais à Aubervilliers, tenter une troisième au même point relais un mois après (soit après notification bancaire de la fraude), c’est limite insultant !

Alors on s’est dit, qu’il y avait matière pour proposer un flag’ à la brigade financière pour qu’ils chopent le réseau de fraudeurs à la réception du colis. Bon… je devrais peut-être arrêter de regarder Engrenages moi…

Engrenages © Inthemoodforblog
On a le nom du point relais et son adresse IP coïncide… On intervient ?

Les fraudes bancaires, comment s’en protéger ?

Je ne vais pas plagier les centaines d’articles qui parlent de ce sujet mais en gros, on peut résumer caricaturalement les choix qui s’offrent de la façon suivante :

  • Un système de scoring (interne ou externe) ;
  • La mise en place de 3Dsecure (qui sécurise moyen et peut faire perdre pas mal de clients) ;
  • Être attentif

En fait, idéalement il faut aussi mesurer son taux de fraude pour définir une solution économiquement intelligente. Ben oui… Parce que c’est vrai que ça agace, les fraudes. Mais payer un outil 1% du CA lorsque son taux de fraude est de 0,25%, moi, ça me fait poiler.

Et oui, notre taux de fraude est de 0,25% des transactions, vous l’aurez compris. Mais limité à de faibles paniers moyens, soit 0,15% du CA. Et sur ce total, nous avons bloqué 50% des commandes.

Photo © Catch Me If You Can
Hum… Ça m’a bien l’air d’être un faux !

Comment ? En configurant 3Dsecure pour qu’il se déclenche sur les commandes au-delà de 10% de notre panier moyen. Et nous avons surtout bloqué la dichotomie (et hop, un pari gagné !) entre l’origine de la transaction et l’adresse IP. Parce que c’est fou le nombre d’habitants, d’un certain département (et oui… je m’allonge devant le politiquement correct, je ne balancerai pas), qui disposent d’une carte bancaire US !

Pour le reste, un peu de bon sens et quelques vérifications manuelles sur les commandes douteuses (impossible de vous donner les critères, hein, vous comprenez…), qui permettent de limiter la casse. Même si le fait de se « faire avoir » reste frustrant !

Un dernier petit coup de gueule pour finir…

Quand est-ce que les médias vont arrêter de faire flipper nos acheteurs, et leur expliquer que non, EUX ne risquent rien ? Mis à part perdre un peu de leur temps et acheter un timbre pour le courrier à envoyer à leur banque pour demander le remboursement du préjudice…

Bon et sinon, comment vivez-vous et gérez-vous la fraude sur votre site e-commerce ?

Alexandre Montaye

Alexandre Montaye

Co-fondateur marque Pomm'Poire et agence En Voiture Simone.

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